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Essais routiers

Nissan 350Z 2009

Cerveau japonais, muscle américain

Par Alexandre Crépault

L'histoire de la Z remonte maintenant à plus de 40 ans. Depuis la toute première Z (Datsun 240Z de 1968) à la Nissan 350Z d'aujourd'hui, cinq générations ont vu le jour. La Z détient d'ailleurs le record mondial de la sportive la plus vendue au monde, avec plus de 1 685 000 heureux propriétaires. Et ce n'est pas fini.

Carrosserie

On doit la franche réussite des lignes de la 350Z au studio de design de Nissan à LaJolla, en Californie. Assise sur la plateforme FM de Nissan/Infiniti (G35, M, EX, FX), la carrosserie de la 350Z se démarque par son long museau, sa haute ceinture de caisse, ses larges flancs et son hayon de type hatchback. Certains détails, comme les volumineuses poignées de portes en aluminium, les phares au xénon et les roues de type Ray Racing (18 po en avant, 19 en arrière), accentuent le design déjà racé de la Z. Un modèle cabriolet est aussi disponible avec un toit mou rétractable électriquement. Cependant, comme c'était le cas sur la 300ZX, cette version cabriolet ne jouit pas de la même fluidité des traits que la 350Z à toit rigide.

Habitacle

Je dois joindre ma voix à l'une des critiques les plus persistantes au sujet de la Z. En effet, bien qu'elle soit fonctionnelle, la cabine n'a pas le panache d'une voiture de luxe. Il semblerait qu'on ne peut pas tout avoir en ce bas monde, surtout quand pareil bolide se vend à ce prix. Il faut donc accepter certains compromis et, dans le cas de la 350Z, compte tenu de ses performances, il s'agit somme toute d'une concession acceptable. Consolation : le cuir vient de série sur toutes les 350Z canadiennes. Quant à l'instrumentation ajustable avec le volant, rien à redire, le tout étant bien visible. Et pour une voiture sport, les rangements ne manquent pas. Ma seule autre plainte s'adresse aux porte-gobelets incorporés dans les bas de portière. L'idée est bonne mais particulièrement mal exécutée parce qu'il est strictement impossible d'y déposer une boisson sans en reverser les trois quarts !

Mécanique

Depuis 2006, c'est l'engin codé VQ35HR qui anime la 350Z. Il s'agit de la quatrième évolution du V6 de 3,5 l de Nissan auquel la presse spécialisée a décerné nombre de récompenses. Cette version est la plus musclée de la série VQ35 en développant 306 chevaux et 286 livres-pieds de couple au vilebrequin. La zone rouge de la Z commence maintenant à 7 500 tr/min. Cette puissance peut être envoyée aux roues arrière via une transmission manuelle six vitesses ou une transmission automatique à cinq rapports. Dans les deux cas, un différentiel à glissement limité de type visco-coupleur aide les roues à gérer la traction du véhicule.

Comportement

Il faut être soit très snob, soit être totalement contre le concept même des voitures sport pour ne pas apprécier un tour de roue au volant d'une Z. La mécanique émet un joli son, que l'on peut améliorer avec un échappement Nismo, de la division performance du manufacturier. Chaque rapport offre une plage de puissance linéaire et plus que satisfaisante. Même la sixième vitesse de la version manuelle libère assez de jus pour dépasser sans devoir visiter le rapport inférieur. Sans trop sacrifier au confort, la tenue de route est ferme. En poussant un peu, on joue avec la limite d'adhérence des pneus. Un sous-virage se fait alors sentir, à moins d'en décider autrement soi-même… Le genre de manoeuvre que la 350Z encaisse sans broncher et à laquelle on devient rapidement accro…

Conclusion

La 350Z est une réussite sur toute la ligne. Elle se vit agréablement au quotidien et sait devenir joueuse quand vient le temps de visiter notre circuit fermé favori. Bien sûr, malgré toutes ses qualités, elle devra être revue de fond en comble d'ici les prochains mois étant donné qu'elle arrivera au terme de son cycle de vie normal. Le concepteur saura-t-il lui conserver son charisme ? Puisqu'il y parvient depuis 40 ans, je n'en perdrai pas le sommeil…

Deuxièeme avis : Francis Brière

Au premier abord, la 350Z séduit… Belle silhouette, performances intéressantes, comportement sportif. Pour les amants du soleil, elle est offerte en version décapotable. Le moteur de 3,5 litres a fait ses preuves : il est souple et puissant. En revanche, son habitacle déçoit. Quant au confort qu'elle procure, je ne me porterais pas volontaire pour faire un long voyage à bord de cette voiture. Personnellement, j'aurais bien du mal à opter pour une 350Z sachant que je peux me procurer une BMW Z4 ou encore une Porsche Boxster pour la même somme. Ces deux engins sont plus inspirés, plus prestigieux et plus confortables. Que dire de l'Audi TT, si sportive et confortable à la fois ! Malheureusement pour Nissan, il se fait mieux.