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Essais routiers

BMW Série 1 2009

Mini-3, maxi-plaisir

Par Carl Nadeau

Après une première génération qui a connu beaucoup de succès en Europe, BMW a décidé de profiter d'une refonte pour que les Canadiens puissent enfin conduire ce petit bolide bien sympathique. La recette est bonne : on conserve les mécaniques éprouvées de la Série 3 et on les installe dans un châssis plus petit, maniable et léger.

Carrosserie

La Série 1 s'inscrit dans la lignée des MINI Cooper, smart, Volvo C30 et quelques autres rares voitures qui mettent un grand sourire au visage des témoins de son passage. Elle a vraiment une bouille sympathique ! Mon seul reproche irait au coup de crayon du designer (et il a bien tenté de me justifier ce choix) : c'est la demi-lune dans le bas des portes. Je trouve que ça féminise inutilement une voiture qui plairait de toute façon à tous et que ça enlève beaucoup d'agressivité à l'ensemble. Les ailes bombées, le capot typiquement BMW, les pare-chocs bas, tout contribue à l'allure sportive. Il y a, d'ailleurs, une pléiade de trappes fonctionnelles qui assurent le refroidissement des freins et du moteur ainsi que l'alimentation en air des puissants moteurs offerts.

Habitacle

C'est une Série 3 miniature, avec tous les avantages que cela comporte. Les sièges avant moulent bien le corps, le volant se règle à merveille, le levier de vitesses permet une position très naturelle. Ce qui étonne le plus, c'est définitivement de pouvoir bénéficier de deux places arrière qui reçoivent sans peine deux adultes, surtout en termes de dégagement pour la tête. C'est un vrai tour de force considérant la taille réduite du véhicule. Il y a même un coffre digne de ce nom, qui peut contenir deux sacs de golf et des valises; qui l'eût cru ? La version cabriolet, bien sûr, pâtira à ce chapitre, mais c'est le sacrifice à faire pour pouvoir profiter au maximum de notre si court été.

Mécanique

Les deux motorisations choisies, des 6 cylindres en ligne, se passent de présentation : la version 128 offre un 3 litres de 230 chevaux, souple et économique, et la fameuse 135 nous livre le 3 litres à double turbocompresseur de 300 chevaux, qui propulse sans peine le grand frère de la Série 1, l'énorme X6. Imaginez le plaisir dans la petite Série 1 qui ne fait osciller la balance qu'à 1530 kilos ! Le fameux chrono de 0 à 100 km/h s'abat en 5,4 secondes, de quoi inquiéter la concurrence.

Comportement

La taille de la Série 1 comporte des avantages et des inconvénients; pour ma part, je m'ennuie de la largeur d'une Série 3 dans les courbes rapides d'une piste de course. Un pilote inexpérimenté aura tôt fait de faire surchauffer les pneus avant et d'abuser du roulis en virage. Comme la voiture est moins large, et que les roues sont différentes d'une Série 3, Brembo a dû créer des freins qui maximisent la capacité de freinage, selon l'espace disponible. Mission accomplie ! Les freins sont puissants et n'ont pas tendance à surchauffer, même si la grande sœur a une longueur d'avance à ce chapitre. Le système de contrôle de la stabilité et d'antipatinage sont assez permissifs; la voiture peut donc être poussée fort en virage, mais je rêve du jour où un différentiel à glissement limité sera offert en option, au lieu de me contenter d'un transfert artificiel de la motricité, aidé par l'ABS.

Conclusion

BMW aurait pu être tentée de faire de la Série 1 une voiture à rabais. Heureusement, elle a pris la décision d'en faire une petite voiture sport à quatre places très bien finie, très légère, et offrant des mécaniques qui la placent à l'avant du peloton. D'ailleurs, il n'est pas facile de la positionner dans le marché; il s'agit probablement de la seule propulsion de 300 chevaux qui offre luxe et confort tout en décoiffant l'amateur de performances.

Deuxième avis : Daniel Rufiange

En voilà une qu'on attendait avec impatience. L'arrivée de la Série 1 au Canada s'est faite sans tambour ni trompette, mais la voiture, elle, n'a rien de discret. On se fait assurément remarquer au volant de la nouvelle BMW d'entrée de gamme. Bien sûr, on est loin de la somptuosité d'une Série 3. Cependant, les matériaux et l'assemblage sont de qualité. Et ce qui est important, c'est ce qu'on ressent derrière le volant. À ce chapitre, on est bel et bien aux commandes d'une BMW; direction incisive, freinage puissant, agilité remarquable, et que dire de la puissance. Déjà que la 128 réalise de belles prouesses, voilà qu'on peut profiter du 6-cylindres en ligne à double turbo de 3 litres développant 300 chevaux avec la 135. Dément !